Il se trouve que je suis noire et femme. Et je viens définitivement d’abandonner l’idée que mes pairs me croient intellectuellement égaux à eux. Alors je me dois de prendre une autre approche, celle d’inspirer. Je me dois d’entrer dans le « real estate game » et réussir, dans l’entreprenariat donc, et d’apporter des produits et services innovants, afin de transmettre et laisser un héritage qui racontera mon histoire, notre histoire. C’est un devoir d’éduquer, devenir mentor, ouvrir des portes dans l’immobilier en France, un monde gangrené par l’absence de diversité.
Le « real estate game » en France : Un monde dans lequel nous, les noirs, sommes encore très peu nombreux, des pionniers et perçus comme tels. Peu de collègues, peu de mentors, peu d’amis, peu de réseau, peu d’opportunités. Rarement on ne vous accordera une seconde chance dans ce monde alimenté par le copinage, les confréries. « Noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir », me disait le Directeur de ma formation à la remise des diplômes de fin d’étude d’Ingénierie Immobilière il y a 20 ans . Cette image de nonchalance, de paresseux qu’on continue à vous coller à la peau. L’intégration encore et toujours. Même sur le lieu de travail c’est à celui qui est différent de s’intégrer à l’équipe. C’est à lui que revient la charge d’alléger la conscience de la majorité. Mais en réalité, d’une certaine manière, tous les yeux sont posés sur vous, pour traquer vos capacités, ce qui demande force et persévérance.

Etre noire et femme, n’est pas toujours rassurant pour votre propre communauté. Comme entrepreneur, il m’a été recommandé, d’afficher un blanc, mâle, comme fondateur et président de ma société, afin d’inspirer la confiance de ma communauté. Alors, on réussi dans le business de l’immobilier en ne voyant que le verre à moitié plein : Vous êtes quelque part, unique, une identité remarquable, ce qui n’a pas que des désavantages. Cela permet notamment d’être repéré rapidement dans une foule lors des séminaires et festivals professionnels.

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